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Stratégie de Transformation du Système de Santé : UN CATAPLASME SUR UNE JAMBE DE BOIS

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Stratégie de Transformation du Système de Santé :
UN CATAPLASME SUR UNE JAMBE DE BOIS

Le 13 février 2018, le Premier ministre et la ministre de la Solidarité et de la Santé ont présenté leur « Stratégie » dans un contexte de tensions extrêmes pour les professionnel. le.s et les patient.e.s.
Aucune mesure n’est envisagée pour remettre réellement le patient et le professionnel au coeur de la prise en charge, avec les moyens nécessaires.
Imaginer que la proximité du médecin généraliste comme premier recours solutionnera tous les problèmes est un leurre. Les patients connaissent déjà bien des difficultés à trouver un médecin, autant à la campagne qu’en ville, ce n’est donc pas la médecine de ville qui va résoudre tous les problèmes de prise en charge.
La CGT réclame depuis longtemps l’ouverture du numérus clausus de formation universitaire médicale pour enrayer la pénurie de praticiens généralistes ou spécialistes.
Appuyer une nouvelle stratégie de santé sur «du vide» aura des conséquences immédiates pour la population, y compris financières.
La concertation qui va s’engager à partir du mois prochain pour une ridicule durée de 2 mois laisse l’ensemble des professionnel.le.s amer.e.s et indigné.e.s par l’attitude du gouvernement ; il aura fallu
10 mois pour que la ministre de la santé reçoive la première organisation syndicale représentative des salarié.e.s de ce secteur.
Vouloir résoudre les difficultés rencontrées par des solutions totalement décalées des réalités est loin de répondre aux besoins des usagers qui subissent tous les jours les pénuries de notre système de santé. Le mal être au travail des professionnel.le.s, auxquel.le.s on va demander des dépassements de compétences (dites « pratiques avancées ») ne sera pas réglé par la mise en place d’un observatoire de la qualité de vie au travail, qui relève du mépris et de l’enfumage.
Pour ce qui est du dialogue social, il est à la hauteur de la stratégie jusque-là pratiquée par ce gouvernement qui ignore les organisations syndicales représentatives, ce projet n’y faisant référence à aucun moment.
Nous comptons bien nous imposer dans ce débat, avec les personnels qui subissent au quotidien le manque de considération de leurs conditions de vie et de travail ainsi qu’avec les usagers qui sont les premières victimes d’une gestion purement comptable du système de santé.
Le Premier ministre et la ministre de la santé ont bien l’intention également d’appliquer les mesures prévues par le Comité d’Action Publique 22 (CAP 22) aux agents de la FPH.
Pour toutes ces raisons, la Fédération CGT Santé et Action Sociale, première organisation dans le secteur public, ne manquera pas d’exprimer haut et fort ses propositions et ses revendications pour les professionnel.le.s et les usagers de notre système de santé lors des prochaines mobilisations dans les EHPAD et le 22 mars dans la Fonction publique.
Montreuil, le 15 février 2018.

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Pétition pour soutenir la journée d’action des personnels des EHPAD du 30/01/2018

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Tribune-pétition sur change.org : https://www.change.org/p/dignit%C3%A9-des-personnes-%C3%A2g%C3%A9es-des-moyens-pour-nos-ehpad?recruiter=466019338&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

Pour la dignité des personnes âgées et le respect des soignants, nous exigeons des moyens pour les EHPAD.

Nous, soignants de toutes professions, de toutes les régions de France, au nom de l’engagement humain de notre métier, il est de notre devoir d’alerter le ministère de la santé et le gouvernement sur l’insuffisance des effectifs et des moyens dans les établissements accueillant des personnes âgées (EHPAD) et dans les services d’aide à domicile.

La réforme de la tarification introduite par la Loi vieillissement dite « ASV », qui va se traduire par des suppressions massives de postes, est unanimement rejetée par les personnels soignants et leurs syndicats.

Les établissements accueillant des personnes âgées (EHPAD) et les services d’aide à domicile rencontrent de graves difficultés mettant en jeu la santé des résidents et des personnels soignants.

De nombreux EHPAD ont entamé des grèves dénonçant le sous-effectif, le manque de moyens humains et financiers et parfois les actes de maltraitance aux personnes âgées, conséquences directes de ces problématiques chroniques.

Malgré ces alertes, le Président de la République a refusé de recevoir une délégation des signataires de la lettre commune du 19/10/7 et du 07/12/17 initiée par les syndicats représentatifs du secteur.

La Ministre de la santé considère que les difficultés des EHPAD seraient dues à « un problème de management ».

Nous, soignants, exerçant notre métier chaque jour, au cœur de l’humain, condamnons ces déclarations qui ont pour objectif d’occulter la baisse des moyens alloués aux établissements dont les personnels sont déjà malmenés. Démissions, arrêts de travail, affections somatiques et psychiatriques des personnels soignants en mal d’humanité sont déjà les conséquences d’une vision marchande de notre système de santé.

Nous soignants, ne pouvons tolérer les dysfonctionnement de ces structures qui, faute de personnel et de présence médicale, n’ont d’autre choix que de transférer les résidents dans les services d’urgence, où ils patientent des heures sur des brancards dans des conditions indignes.

Nous soignants, nous soutenons la journée nationale d’action du 30 janvier 2018 ayant pour objectif d’améliorer l’accompagnement, les services et les soins envers les personnes âgées indissociables de l’amélioration des conditions de travail des professionnels, en exigeant du gouvernement qu’il réponde aux revendications de l’intersyndicale :

  • application du dispositif prévoyant un agent par résident, tel que prévu par la Plan Solidarité Grand Age ;
  • abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification des EHPAD, contenues dans la loi du 28 décembre 2015 ainsi que le retrait des décrets d’application ;
  • arrêt des baisses de dotations induites par la convergence tarifaire et exige par conséquent le maintien de tous les effectifs des EHPAD y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés ;
  • amélioration des rémunérations, des perspectives professionnelles et de carrières, dans le cadre du Statut et des conventions collectives nationales

Christophe Prudhomme (Médecin Urgentiste), Patrick Pelloux (Médecin Urgentiste), Sabrina Ali Benali (Interne en Médecine des Hôpitaux de Paris)
Premiers signataires soignants :

Alo Stéphanie, ASH (35); Buisson Cassandra, IDE en Ehpad (83) ; Audrey Baetsle, AS en soins palliatifs (73); Bouffard Patrick, Cardiologue (75); Annabelle Bouthors AS en EHPAD (21); Bouzier Céline, AS en EHPAD (16); Christelle Brignone AS en EHPAD (13); Calvez Céline, AS (72); Sandra Candelier, IDE en EHPAD (57); Carles delphine, AS en EHPAD(21); Cervantes Aurélie, AMP en Ehpad (42); Clotilde Charron, AMP en EHPAD, (17); Depoire Nathalie et Eric Audouy, présidente et vice président de la Syndicat Coordination Nationale Infirmier; Clergue-Duval Virgile, Assistant spécialiste Hospitalier (75); Crocis Sophie ASH en ehpad (01); Delvert Lucie IDE en EHPAD,(46); Degouys Marie, IDE en EHPAD (59); De Kerleau jenny ex-Ide Ehpad (39); Dorget severine IDE en EHPAD (21); Dubeuil Patrick, médécin généraliste (75), Durand Jeremy AS en EHPAD (53); Gerard Amélie AS en EHPAD (90); Goupillot Justine, AS en EHPAD (14); Guillemot Sylvie, AVS en maintien à domicile (89); Hattab Martine AS de nuit en Ehpad (01); Ghislaine Hidalgo AS médecine gériatrique; Jacob Anne, AS en EHPAD (21); Jeanselme Catherine, AS en EHPAD, (67); Quehe Aurélie, IDE en EHPAD, (29); Ladriere Fiona, AS en EHPAD, (59); Malinowski Sylvie IDE EHPAD (21); Florence Marc, IDE en Ehpad(14); Amélie Mercier, Aide Medico Psychologique en Ehpad, (39); Hėloïse Milin, AS en EHPAD (29); Morcelet Aline, As en EHPAD (17); Annick Ott IDE en EHPAD( 68) ; Pelletier Emilie, Ide en Ehpad (05); Véronique Rachas, AS en Ehpad, (12); Roussin Peysson Laury AS en EHPAD (26); Siedlecki Marianne, IDE (51); Stéphanie Vellas, AS (12); Wozniak Priscilla, AS (56)

Avec le soutien de personnalités (par ordre alphabétique)  :

Nicolas Brault, Docteur en Epistémologie- Enseignant en prépa Santé; Bruno Gaccio comédien, scénariste, ancien directeur des Guignols de l’Info ; Gombin Joël, politologue; Roland Gori, psychanalyste, professeur honoraire de psychopathologie à Aix Marseille Université ; Caroline Fiat, Aide soignante et députée France Insoumise; Emmanuel Hirsch, Professeur d’éthique médicale- Université Paris-Sud; Jean Pierre Jeudy, Maire honoraire de Carhaix Plouguer; Kaddour, chanteur du groupe HK et les saltimbanques; Aude Lancelin, journaliste au « Média »; Yvan Le Bolloc’h, acteur et musicien; Frédéric Pommier, journaliste à France Inter; Xavier Mathieu, comédien , ex CGT Conti; Michel Claude, cadre hospitalier; Gilles Perret, documentariste et réalisateur du film La Sociale; Ruffin François, journaliste, réalisateur de « Merci Patron », Député France Insoumise; Thomas VDB, comédien.

Cette pétition sera remise à la Ministre de la Santé

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Non, les services de psychiatrie ne sont pas aux ordres du ministère de l’Intérieur

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Vous trouverez avec le lien ici le communiqué de presse de la Commission nationale de la psychiatrie de la Fédération CGT de la santé et de l’action sociale en réaction à la circulaire de l’ARS de la région PACA demandant aux hôpitaux de la région, par le biais de l’encadrement, de faire signer à des patient.e.s hospitalisé.e.s sous contrainte leur notification d’obligation de quitter le territoire afin de la transmettre à la Préfecture.
Devant les multiples protestations qu’à soulevées cette initiative, le Ministère de la santé a demandé au DG de l’ARS d’annuler cette demande. Il n’en reste pas moins que cette initiative est la conséquence de l’application par des employés zélés de l’ARS de directives gouvernementales qui sont inacceptables et que nous n’accepterons jamais.
http://www.sante.cgt.fr/Non-les-services-de-psychiatrie-ne-sont-pas-aux-ordres-du-ministere-de-l
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Une protection sociale solidaire pour tous

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Le lien suivant vous donne accès à l’ensemble des propositions de la CGT concernant la protection sociale : http://cgt.fr/-Une-protection-sociale-solidaire-pour-tous-.html?var_mode=calcul

  • Système de santé.
  • Médicament
  • Perte d’autonomie.
  • Famille.
  • Retraite.

Alors que la réforme des retraites promise par Macron se profile à l’horizon, il est utile de s’armer d’arguments pertinents pour contrer la réforme régressive qui se prépare et qui vise à ouvrir le marché des fonds de pension.

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Mesures d’économie, la ministre de la Santé enfonce le clou

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Mesures d’économie, la ministre de la Santé enfonce le clou

« Il y aurait une marge de manœuvre importante », « 30% des dépenses ne seraient pas pertinentes », voici comment la ministre de la Santé essaie de justifier les 3 milliards d’euros d’économie espérés sur les comptes de l’assurance maladie.

Parmi les mesures phares, le développement de l’hospitalisation ambulatoire qui d’ici 2022 devra concerner 7 patients sur 10.  Cette approche comptable qui vise à réduire le nombre de lits qui « ne servent à rien » ne va qu’accroître la saturation des urgences et l’inégalité d’accès aux soins sur le territoire.

Avec l’expérimentation de la facturation au forfait, ce sera à l’établissement hospitalier de couvrir l’intégralité de la prise en charge jusqu’à guérison, de payer les actes de soins de suite dispensés par le professionnel libéral sans prise en compte d’éventuelle rechute et ré hospitalisation. C’est un nouveau coup porté à la démocratie territoriale et à la qualité du service rendu aux usagers au regard des moyens humains et matériels dont vont disposer les établissements de santé.

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Déserts médicaux – La ministre de la santé fait fausse route !

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DÉSERTS MÉDICAUX

La ministre de la Santé fait fausse route !

vendredi 13 octobre 2017

Depuis près de 20 ans, les gouvernements se succèdent avec des plans pour trouver une solution à la désertification, qui s’avèrent être tous un échec. En effet, si le nombre total de médecins n’a jamais été aussi important, le nombre de médecins généralistes continue inexorablement de diminuer et leur répartition sur le territoire est de plus en plus inégale. À cela s’ajoute la fermeture des hôpitaux de proximité qui aggrave la situation.
On peut s’interroger sur les raisons de cet échec.
La CGT, pour sa part, juge qu’il existe un refus de considérer que la santé doit relever d’une mission de service public et être prise en compte en tant que telle par l’État. À cela s’ajoute le fait que le système de la médecine libérale, avec la liberté d’installation et la rémunération à l’acte, est arrivé en bout de course et ne permet de répondre ni aux besoins de la population, ni aux aspirations des jeunes médecins. En effet, ces derniers privilégient le salariat et les activités mixtes.
Depuis des années, la CGT avance des propositions simples qui s’appuient sur un principe essentiel : l’égalité de traitement de la population, quel que soit son lieu de résidence sur le territoire. Seul le service public est capable de répondre à cet impératif qui est un droit constitutionnel.
Nous proposons ainsi de développer un réseau de centres de santé rattachés aux hôpitaux de proximité avec des médecins et des personnels salariés. Cette solution permet de répondre à deux objectifs : une juste répartition des ressources humaines sur le territoire et la fin des dépassements d’honoraires avec la généralisation du tiers payant intégral.
Pour cela, il faut arrêter de fermer les hôpitaux de proximité et médicaliser les EHPAD (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) dans lesquels pourraient s’établir un certain nombre de centres de santé en capacité de proposer des consultations avancées dans les zones de plus faible densité de population. Par ailleurs, ces structures auraient la mission d’assurer la permanence des soins, ce qui éviterait un recours par défaut aux urgences par les patients qui ne trouvent pas d’autre solution.
Le ministère de la Santé doit prendre conscience que la majorité de la population considère que la santé doit relever du service public. 
Les propositions de la CGT répondent à cette attente ainsi qu’à celles d’une majorité de professionnels de santé. Il est temps d’ouvrir un véritable débat sur ces questions avec l’ensemble de la population.
La CGT est prête à apporter sa pierre pour une véritable rénovation de notre système de santé qui doit s’appuyer sur deux piliers : le service public et une sécurité sociale reposant sur ses trois principes d’universalité, d’uniformité et d’unicité.

Montreuil, le 13 octobre 2017

 

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Les personnels médicaux hospitaliers se joignent aux fonctionnaires le 10 octobre 2017

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Communiqué du 9 octobre 2017

Les personnels médicaux hospitaliers se joignent aux fonctionnaires

 Le Syndicat National des Médecins Hospitaliers-FO (SNMH FO), la Confédération des Praticiens des Hôpitaux (CPH), Avenir Hospitalier, l’AMUF, et la CGT santé-sociaux appellent ensemble tous les personnels médicaux et pharmaceutiques à rejoindre le mouvement de grève et manifestations le 10 octobre 2017. Un préavis de grève couvrant l’ensemble des praticiens a été déposé par FO, CGT, CPH et Avenir hospitalier.

Le personnel de la fonction publique se mobilise entre autre pour mettre fin à la politique d’austérité dans le secteur public, contre le gel du point d’indice, contre l’augmentation de 1,7 points la CSG.

Depuis des années, la politique de réduction des dépenses publiques entraîne une baisse de notre pouvoir d’achat qui ne cesse de se dégrader. Les personnels médicaux hospitaliers sont également victimes de cette politique d’austérité. Indirectement par les difficultés de fonctionnement de l’hôpital et directement sur nos conditions de travail et notre pouvoir d’achat.

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Rémunération des jours épargnés sur le CET : une nouvelle arnaque du gouvernement !

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Rémunération des jours  épargnés sur le CET : une nouvelle arnaque du gouvernement !

Alors que l’ensemble des rémunérations des médecins hospitaliers doit être soumis à cotisations sociales, notamment de retraite, le gouvernement « a oublié » de préciser que la rémunération des jours épargnés sur le CET faisaient expressément partie de l’assiette.

Devant cet « oubli » les directions hospitalières, à l’affût de toute source d’économie, a interrogé l’Ircantec qui a été obligé d’admettre qu’ils pouvaient s’exonérer de cette dépense.

Il s’agit d’une injustice flagrante. En effet, si un médecin utilise des jours de son CET sous forme de congés, il touche son salaire et cotise pour sa retraite par cotre s’il choisit de se faire payer ses mêmes jours, il n’a pas droit à une cotisation retraite. Il faut se rappeler que ces cotisations sur une rémunération supplémentaire sont soumises aux taux de la tranche B (rémunération supérieure au plafond de la sécurité sociale qui est d’environ 3500 euros) et génèrent un nombre de points de retraite important.

Le représentant de la CGT, Christophe Prudhomme, praticien hospitalier, qui siège au Conseil d’administration de l’Ircantec a protesté contre cette situation et a demandé aux différents ministères de tutelle de donner des directives aux hôpitaux afin que cette situation cesse. La Direction générale de l’organisation des soins s’est dite « attentive à la situation et s’efforcer de trouver une solution ». Nous espérons que cette mise à jour de la réglementation sera effective dans les meilleurs délais et cela de manière rétroactive.

 

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La CGT apporte son soutien au collectif de médecins de la région Auvergne-Rhône Alpes pour sa lettre ouverte à la ministre de la santé

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http://www.sante.cgt.fr/La-CGT-apporte-son-soutien-au-collectif-des-medecins-de-la-region-Auvergne

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Notre système de santé va mal, l’hôpital va mal ainsi que ses médecins

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Editorial de la Info Médecins n° 21

 

Pour trouver un médecin, dépassements d’honoraires, renoncement aux soins… les patients sont en colère et la santé s’est invitée dans le débat politique sans que les candidats l’ai vue venir. C’est plutôt rassurant mais il y a urgence.

L’hôpital va mal, ainsi que ses personnels, y compris les médecins. T2A, codages, contrats d’objectifs et de moyens, plans de retour à l’équilibre et surtout management harceleur constituent les ingrédients du menu quotidien dans de nombreux établissements.

Trop souvent les médecins subissent sans rien dire, parfois se rebellent mais de manière isolée et la technostructure médico-administrative sait éliminer les gêneurs en utilisant tous les moyens possibles, même s’il s’agit de briser des vies.

Cette situation est intolérable et ne peut plus durer. Nous vous proposons dans ce journal un témoignage et un appel qui sont la preuve qu’il ne faut pas se taire mais mettre sur la table tous ces problèmes pour ne pas rester seul.

C’est le rôle d’un syndicat de diffuser ces expressions afin d’ouvrir le débat, d’essayer de développer des résistances et de proposer des alternatives en rassemblant le plus largement possible.

Ne pas baisser les bras, retrouver un sens à son travail et des valeurs collectives de solidarité constituent une des réponses pour que nous puissions redonner la santé à notre outil de travail qu’est l’hôpital.

 

Dr Christophe Prudhomme

Collectif médecins

Fédération CGT de la santé et de l’action sociale

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Les dernières mesures visant à améliorer l’attractivité du statut de praticien hospitalier

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1- Le temps additionnel de nuit (TTA) disparaît, au profit d’un TTA uniquement de jour, mieux rémunéré. Par ailleurs, les astreintes dites « de sécurité » disparaissent au profit des astreintes dites « opérationnelles » mieux rémunérées.

2- Harmonisation des droits sociaux des PH contractuels et assistants spécialistes avec ceux des PH titulaires. Cette harmonisation concerne les droits à congés liés à l’état de santé (maladie, longue maladie, congé longue durée, accident ou maladie professionnels, grossesse).

3- Augmentation de l’Indemnité d’Engagement de Service Public Exclusif (IESPE).

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Comment une direction s’appuie sur un dysfonctionnement pour régler ses comptes !

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Nathalie est une jeune femme brillante, cassante et ambitieuse. Elle est nommée chef d’un grand service. Son management s’appuie sur la division des équipes, rapportant des propos que certains auraient tenus sur d’autres pour alimenter sa stratégie de pouvoir. 4 médecins, tous recrutés par elle, sont partis après 2 à 3 années de bon service. Le motif de leur départ était la mésentente avec Nathalie : 2 seront arrêtés plusieurs mois pour burn out. Nous sommes dans un hôpital français, loin de la société Orange ou de la SNCF.

Cinq autres médecins du service, François, Paul et les autres ont alerté leur hiérarchie sur la souffrance au travail que traversaient leurs collègues. Les commissions ad hoc ont été saisies y compris celle qui se nomme « la commission de la vie hospitalière ». Ces commissions pleines d’empathie ont fait part de leur impuissance à régler un conflit managérial d’un service. Au contraire, leur sollicitation a conduit à une réaction destructrice de part de la direction de l’hôpital. Continuer la lecture de « Comment une direction s’appuie sur un dysfonctionnement pour régler ses comptes ! &rquo;

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Classer pour soigner ? Enquête sociologique sur le dépistage du sida

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Classer pour soigner ?  Savoirs d’État, idéologie préventive, raisons pratiques.  Enquête sociologique sur le dépistage du sida

 Résumé de la thèse de sociologie de Maud Gelly, soutenue le 14 décembre 2016

 Comment le travail de santé fabrique-t-il de l’inégalité ? Sur le terrain du dépistage du sida, les individus consultent tous pour le même motif, dans un cadre de consultation anonyme et gratuit. Celui-ci permet d’observer comment des soignant.e.s classent les usager.e.s des services de santé dans des catégories sociales/genrées/sexuelles/raciales, et différencient leur offre de biens de santé face à une demande identique, en l’absence de contrainte budgétaire. Il s’agit ainsi de rendre compte de pratiques de classement des agents de santé publique et de leurs effets sociaux. Continuer la lecture de « Classer pour soigner ? Enquête sociologique sur le dépistage du sida &rquo;

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Le harcèlement : une stratégie de destruction de l’individu

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Le collectif des médecins CGT reçoit de plus en plus de collègues médecins qui se plaignent de graves détériorations de leurs conditions de travail et de situations de harcèlement.

Dans l’hôpital-entreprise, le médecin est un employé comme les autres, soumis à une stratégie managériale parfois brutale ou peut sévir d’authentiques systèmes de harcèlement institutionnel et stratégique. Dans un collectif de travail attaqué, éclaté et individualisé, les uns vont pleinement participer pour tirer leur épingle du jeu, d’autres vont tenter de résister et une large majorité va tenter de s’adapter tant bien que mal, parfois au prix de conflit éthiques délétères.

Notre syndicat apporte son aide et son expertise socioprofessionnelle, mais nous avons vite constaté qu’il fallait également et simultanément prendre en compte les éventuels effets psychopathologiques que produisent ces situations complexes et douloureuses.

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Souffrance professionnelle et harcèlement au travail chez les médecins: l’exemple de l’AP-HP

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Sous l’impulsion de quelques médecins militants, un long travail de reconnaissance et de prise en compte de ces situations s’est mis en place à l’AP-HP depuis cinq ans ; il a progressivement intégré des réflexions sur la spécificité des risques psychosociaux dans le personnel médical, puis sur l’évolution défavorable de la médecine du travail, puis sur la nécessité de rendre visibles des situations de harcèlement ou de conflit le plus souvent étouffées par un corps médical fonctionnant en vase clos, aboutissant à la mise en place d’une cellule centrale d’appui aux praticiens en difficulté, et enfin par la rédaction d’items spécifiques dans le volet social et professionnel du plan stratégique 2015/2019. Ce travail de fond a surtout permis de mettre en évidence que les situations de souffrance professionnelle et de harcèlement étaient loin d’être rares, et pouvaient avoir des conséquences majeures, tant sur les praticiens que sur le fonctionnement des services. Continuer la lecture de « Souffrance professionnelle et harcèlement au travail chez les médecins: l’exemple de l’AP-HP &rquo;

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Mise en place des GHT : ne laissons pas les présidents de CME et les directeurs décider sans nous

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Info medecins n°18 072016

Les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) se mettent en place rapidement et de manière autoritaire. En effet si la coopération entre les établissements est une réalité depuis de nombreuses années, les territoires concernés sont de taille et de périmètre variables en fonction des activités concernées.

La loi Touraine poursuit la politique initiée par la loi Bachelot et impose le regroupement des 1500 établissements publics en moins de 150 GHT. Si dans un certain nombre de cas les territoires sont cohérents, trop souvent ceux-ci sont inadaptés, notamment en termes de taille. Nombreux sont les exemples où il faudra faire plusieurs centaines de kilomètres pour faire le tour de l’ensemble des établissements. Par ailleurs, la spécificité de la psychiatrie n’est pas prise en compte, ce qui est à l’origine de nombreuses protestations qui se sont même traduites dans certains cas par la démission de la CME ! Et quand les structures sont de taille équivalente, la question de la désignation de l’établissement support pose problème.

Dans ce domaine, comme dans celui de la loi travail, l’autoritarisme, le passage en force et le refus du débat démocratique semblent être la marque de ce gouvernement.

Cependant des résistances sont possibles en utilisant les quelques marges de manœuvre que nous autorise la loi. Si les directeurs généraux d’ARS ont tout pouvoir pour définir les territoires des GHT, une dérogation est possible et doit être utilisée notamment par les hôpitaux psychiatriques. Par ailleurs, la deuxième étape – celle du projet médical partagé – nécessite une implication des médecins. Sans leur participation, les ARS ne peuvent rien faire. C’est ici que nous pouvons et devons intervenir. En effet, si une CME du GHT refuse de participer à ce processus, le projet médical ne sera pas valide et pourra être contesté juridiquement. Cette étape nécessite un consensus minimal et l’ARS ne peut s’en exempter. Continuer la lecture de « Mise en place des GHT : ne laissons pas les présidents de CME et les directeurs décider sans nous &rquo;

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Conflits d’intérêt : il faut faire le ménage !

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Info medecins n°18 072016

Un récent fait divers qui a révélé les liens pour le moins ambigus qu’entretenait un professeur de médecine avec l’industrie pétrolière a mis en lumière les travers de tout un système. Nous espérons que la réponse qui sera donnée à cette affaire permettra de restaurer l’image de notre profession, dans une période où la santé est vue par certains comme un vaste marché lucratif.

Comme les questions de santé publique impliquent la collaboration de multiples acteurs aux intérêts divergents (soignants, chercheurs, industriels, politiques, etc. ) leur interdépendance est incontournable, mais ceci doit se faire démocratiquement, en toute transparence et pour la seule recherche d’une amélioration des soins apportés à la population.

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Développement Professionnel Continu : pour ne pas rester inerte

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Info medecins n°18 072016

Chaque professionnel de santé, quel que soit son statut (salarié non hospitalier et hospitalier ou libéral), est soumis à une obligation de Développement Professionnel Continu : le DPC.

Nous entrons dans une étape de remise à plat du dispositif de DPC pour l’ensemble des professions et un premier point est proposé ici.

Coté intentions du ministère actuel, le DPC et son document de traçabilité, pour lequel un nouveau cycle de négociation s’ouvre, veut être une brique dans le parcours de formation des personnels médicaux et non médicaux, faisant le lien avec la formation initiale et la formation continue, « connectée » avec le passeport formation et le Compte Personnel d’Activité (Compte Personnel Formation dans le secteur public)

La CGT reste opposée a la conception actuelle du DPC  qui est centré sur des objectifs utilitaristes des établissements de santé, utilitarisme qui supplante l’obligation de l’employeur de faire accéder le professionnel a un droit à se former tout au long de sa carrière, y compris par une formation promotionnelle.

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Téléradiologie dans les hôpitaux, un progrès sans les hommes ?

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Info medecins n°18 072016

Quelle est la situation actuelle ?

L’imagerie médicale des hôpitaux publics est indispensable pour leur fonctionnement mais on ne peut que déplorer le dysfonctionnement de celle-ci.

Les centres hospitaliers de proximité ont des services d’imagerie médicale sous équipés en matériel d’imagerie et informatique avec un retard en investissement chronique. Il s’agit d’une situation préoccupante remettant en cause les principes de plein exercice des établissements et le maillage territorial qui fut mis en place dans les décennies précédentes.

L’enjeu pour les ARS est d’utiliser les progrès technologiques et l’expérience de la téléraradiologie pour regrouper les services d’imagerie médicale à moindre frais par des « équipes territoriales » afin de compenser l’inégale répartition des compétences et le déficit des effectifs en médecins radiologues.

Dans cette vaste opération sous-tendue par l’objectif de diminuer de manière drastique l’offre de soins hospitalière publique, on comprend la finalité des regroupements et des fusions d’établissements. La télé-imagerie pour les dirigeants est une opportunité pour justifier le non-renouvellement des équipements d’imagerie. Le discours officiel réclame « une Révolution nécessaire de l’Hôpital » espérant convaincre les professionnels et la population que ces progrès ne justifient plus les structures hospitalières d’un passé révolu.

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Droit de grève des internes : une mise au point de la DGOS

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La Direction Générale de l’Organisation des Soins a fait une mise au point sur l’exercice le droit de grève par les internes, par une circulaire du 22/01/2016.

 

Préavis : les règles sont identiques à celles définies pour le reste du personnel

Le préavis doit parvenir dans les cinq jours francs avant le déclenchement de la grève, à l’autorité hiérarchique ou la direction de l’établissement. En cas de mouvement strictement local, le préavis est déposé auprès du directeur. Mais lorsque la grève s’inscrit dans un mouvement national, et qu’un préavis d’ampleur nationale a en conséquent été déposé, les organisations syndicales sont dispensées du dépôt de préavis local.

La grève tournante Continuer la lecture de « Droit de grève des internes : une mise au point de la DGOS &rquo;

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Les internes avec la CGT: défendre nos droits, défendre le service public de la Santé

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InfoMedecin n°17_022016

Internes, médecins, nous avons choisi un métier consacré aux autres, d’être au service de leur santé et de leur bien-être. Devons-nous pour cela faire don de nous-mêmes, nous consacrer entièrement à nos missions dans le déni de nos propres aspirations et au détriment de notre santé ? Nous ne le pensons pas. Nous ne partageons pas l’idéal archaïque du médecin dévoué, ne comptant pas ses heures et se croyant surpuissant. Ce modèle pèse encore trop lourdement sur notre profession. Intériorisé, parfois, par arrogance… Mais imposé, surtout, pour nous faire accepter les pires conditions de travail, dès nos premiers pas d’interne, voire même avant. Ce n’est pas sans conséquences sur notre santé : burnout, dépression, addictions, suicide… les médecins sont plus affectés que la moyenne, les internes aussi. Et la qualité des soins s’en trouve dégradée.

La confrontation quotidienne à l’urgence, à la souffrance et à la mort, pour être supportable, devrait au contraire imposer une diminution du temps de travail, une plus grande disponibilité pour être à l’écoute des patients, une prise en charge plus collective, davantage de temps d’échanges et de partages sur nos pratiques avec l’ensemble de l’équipe soignante. Nous sommes donc convaincus que défendre nos intérêts – nos conditions de travail et notre santé – c’est en même temps défendre la qualité des soins et celle du service public de la Santé, c’est-à-dire la qualité de notre travail, qui donne sens à notre métier. Continuer la lecture de « Les internes avec la CGT: défendre nos droits, défendre le service public de la Santé &rquo;

Mise en avant

Le harcèlement, méthode de management trop souvent utilisée à l’hôpital

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Le drame récent survenu à l’hôpital Georges Pompidou était prévisible. La CGT constate une dégradation des relations sociales à l’hôpital depuis des années et est de plus en plus souvent sollicitée pour aider des médecins hospitaliers en difficulté. Nous avions clairement indiqué à la Ministre de la santé, dès sa prise de fonction, que globalement la situation à l’hôpital s’apparentait largement à celle connue à France Télécom-Orange en ce qui concerne la souffrance au travail et le harcèlement par la hiérarchie. Pour nous, les causes étaient clairement identifiées : d’une part, le renforcement des pouvoirs de la structure médico-administrative avec le directeur et le directoire, incluant le président de CME et les chefs de pôle, d’autre part, la politique d’austérité imposée à l’hôpital-entreprise producteur de soins renforcé par la loi HPST.

Pour la CGT, il ne s’agit pas de chercher des boucs émissaires, mais bien de remettre en cause un système à l’origine de la concentration des pouvoirs dans les mains de quelques personnes, sans aucun contre-pouvoir véritable. Un système autoritaire, en contradiction avec les valeurs humanistes qui fondent la médecine, où seule la performance individuelle compte, dans un contexte de concurrence, de « flicage » et d’objectifs avec obligation de résultats basée sur des critères uniquement financiers.

Par ailleurs, les directions d’établissement jouent trop souvent la carte de l’opposition entre les personnes, dans un contexte d’enjeux de pouvoir qui créent des situations d’une violence extrême. Cet état de fait est exacerbé dans les CHU où le fonctionnement trop souvent clanique aboutit à l’exclusion et au rejet de toute personne qui n’adhère pas au système mandarinal, héritage suranné des ordonnances de 1958 (dites « Debré »), qui est aujourd’hui sclérosant et mortifère pour notre système de santé.

A l’hôpital, les médecins doivent être des salariés comme les autres, avec des devoirs mais aussi des droits qui puissent les protéger. Des réformes sont nécessaires et nous avons mis sur la table des propositions depuis de nombreuses années :

  • Les structures de représentation des médecins, comme la CME, ne doivent pas fonctionner sur la base d’un système censitaire qui octroie une surreprésentation de droit aux responsables de structures. La démocratie doit être respectée : une personne égale une voix.
  • Les médecins doivent être représentés au CHSCT comme tous les salariés de l’hôpital par des collègues élus sur des listes syndicales.
  • La médecine du travail doit être renforcée pour jouer pleinement son rôle en toute indépendance vis-à-vis des directions et des responsables médicaux de structures.
  • La protection fonctionnelle doit être inscrite dans le statut des médecins hospitaliers au même titre que ce qui existe pour l’ensemble des agents publics et le Centre National de Gestion (CNG) doit assurer une assistance à tous les praticiens qui en font la demande.

Plus globalement, nous considérons que des réformes profondes sont nécessaires et que les différentes propositions d’audit, de dispositifs d’alerte, de meilleure définition des responsabilités managériales… ne sont que de la poudre aux yeux qui, au mieux, traitera transitoirement certains symptômes, mais ne guérira pas la maladie. L’hôpital doit redevenir un lieu de soin qui place le patient au centre de ses préoccupations, ce qui implique que les professionnels de santé, notamment les médecins, puissent travailler dans le calme et la sérénité. Ce projet doit primer sur les objectifs de production et de plans de retour à l’équilibre sans fin, qui constituent l’alpha et l’oméga de managers administratifs et médicaux utilisant les pires procédés d’un management autoritaire et sans âme.

Nous n’avons pas besoin aujourd’hui de nouvelles enquêtes, audits ou groupes de réflexion pilotés par de soi- disant experts pour trouver des solutions. Il faut écouter les professionnel-le-s de terrain qui sont attaché-e-s aux valeurs du service public et de l’intérêt général. Ce qui n’a pas été fait dans le cadre de l’élaboration de la Loi Santé qui aggrave toutes les tares contenues dans la loi HPST. C’est la raison pour laquelle nous demandons son retrait et l’élaboration d’une véritable réforme de notre système de santé répondant réellement aux besoins de la population en assurant aux professionnels des conditions d’exercice adaptées.

Il y a urgence avant que d’autres drames ne surviennent. Nous invitons toute personne se sentant en danger à nous contacter pour une aide immédiate.

Ce n’est que par l’action collective que nous pourrons faire évoluer la situation. C’est pourquoi, la CGT, à la différence des organisations catégorielles, sera toujours au service de l’ensemble des salariés, médecins et personnels hospitaliers, sans distinction.

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