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Classer pour soigner ? Enquête sociologique sur le dépistage du sida

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Classer pour soigner ?  Savoirs d’État, idéologie préventive, raisons pratiques.  Enquête sociologique sur le dépistage du sida

 Résumé de la thèse de sociologie de Maud Gelly, soutenue le 14 décembre 2016

 Comment le travail de santé fabrique-t-il de l’inégalité ? Sur le terrain du dépistage du sida, les individus consultent tous pour le même motif, dans un cadre de consultation anonyme et gratuit. Celui-ci permet d’observer comment des soignant.e.s classent les usager.e.s des services de santé dans des catégories sociales/genrées/sexuelles/raciales, et différencient leur offre de biens de santé face à une demande identique, en l’absence de contrainte budgétaire. Il s’agit ainsi de rendre compte de pratiques de classement des agents de santé publique et de leurs effets sociaux. Continuer la lecture de « Classer pour soigner ? Enquête sociologique sur le dépistage du sida &rquo;

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Le harcèlement : une stratégie de destruction de l’individu

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Le collectif des médecins CGT reçoit de plus en plus de collègues médecins qui se plaignent de graves détériorations de leurs conditions de travail et de situations de harcèlement.

Dans l’hôpital-entreprise, le médecin est un employé comme les autres, soumis à une stratégie managériale parfois brutale ou peut sévir d’authentiques systèmes de harcèlement institutionnel et stratégique. Dans un collectif de travail attaqué, éclaté et individualisé, les uns vont pleinement participer pour tirer leur épingle du jeu, d’autres vont tenter de résister et une large majorité va tenter de s’adapter tant bien que mal, parfois au prix de conflit éthiques délétères.

Notre syndicat apporte son aide et son expertise socioprofessionnelle, mais nous avons vite constaté qu’il fallait également et simultanément prendre en compte les éventuels effets psychopathologiques que produisent ces situations complexes et douloureuses.

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Souffrance professionnelle et harcèlement au travail chez les médecins: l’exemple de l’AP-HP

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Sous l’impulsion de quelques médecins militants, un long travail de reconnaissance et de prise en compte de ces situations s’est mis en place à l’AP-HP depuis cinq ans ; il a progressivement intégré des réflexions sur la spécificité des risques psychosociaux dans le personnel médical, puis sur l’évolution défavorable de la médecine du travail, puis sur la nécessité de rendre visibles des situations de harcèlement ou de conflit le plus souvent étouffées par un corps médical fonctionnant en vase clos, aboutissant à la mise en place d’une cellule centrale d’appui aux praticiens en difficulté, et enfin par la rédaction d’items spécifiques dans le volet social et professionnel du plan stratégique 2015/2019. Ce travail de fond a surtout permis de mettre en évidence que les situations de souffrance professionnelle et de harcèlement étaient loin d’être rares, et pouvaient avoir des conséquences majeures, tant sur les praticiens que sur le fonctionnement des services. Continuer la lecture de « Souffrance professionnelle et harcèlement au travail chez les médecins: l’exemple de l’AP-HP &rquo;

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Mise en place des GHT : ne laissons pas les présidents de CME et les directeurs décider sans nous

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Info medecins n°18 072016

Les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) se mettent en place rapidement et de manière autoritaire. En effet si la coopération entre les établissements est une réalité depuis de nombreuses années, les territoires concernés sont de taille et de périmètre variables en fonction des activités concernées.

La loi Touraine poursuit la politique initiée par la loi Bachelot et impose le regroupement des 1500 établissements publics en moins de 150 GHT. Si dans un certain nombre de cas les territoires sont cohérents, trop souvent ceux-ci sont inadaptés, notamment en termes de taille. Nombreux sont les exemples où il faudra faire plusieurs centaines de kilomètres pour faire le tour de l’ensemble des établissements. Par ailleurs, la spécificité de la psychiatrie n’est pas prise en compte, ce qui est à l’origine de nombreuses protestations qui se sont même traduites dans certains cas par la démission de la CME ! Et quand les structures sont de taille équivalente, la question de la désignation de l’établissement support pose problème.

Dans ce domaine, comme dans celui de la loi travail, l’autoritarisme, le passage en force et le refus du débat démocratique semblent être la marque de ce gouvernement.

Cependant des résistances sont possibles en utilisant les quelques marges de manœuvre que nous autorise la loi. Si les directeurs généraux d’ARS ont tout pouvoir pour définir les territoires des GHT, une dérogation est possible et doit être utilisée notamment par les hôpitaux psychiatriques. Par ailleurs, la deuxième étape – celle du projet médical partagé – nécessite une implication des médecins. Sans leur participation, les ARS ne peuvent rien faire. C’est ici que nous pouvons et devons intervenir. En effet, si une CME du GHT refuse de participer à ce processus, le projet médical ne sera pas valide et pourra être contesté juridiquement. Cette étape nécessite un consensus minimal et l’ARS ne peut s’en exempter. Continuer la lecture de « Mise en place des GHT : ne laissons pas les présidents de CME et les directeurs décider sans nous &rquo;

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Conflits d’intérêt : il faut faire le ménage !

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Info medecins n°18 072016

Un récent fait divers qui a révélé les liens pour le moins ambigus qu’entretenait un professeur de médecine avec l’industrie pétrolière a mis en lumière les travers de tout un système. Nous espérons que la réponse qui sera donnée à cette affaire permettra de restaurer l’image de notre profession, dans une période où la santé est vue par certains comme un vaste marché lucratif.

Comme les questions de santé publique impliquent la collaboration de multiples acteurs aux intérêts divergents (soignants, chercheurs, industriels, politiques, etc. ) leur interdépendance est incontournable, mais ceci doit se faire démocratiquement, en toute transparence et pour la seule recherche d’une amélioration des soins apportés à la population.

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Développement Professionnel Continu : pour ne pas rester inerte

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Info medecins n°18 072016

Chaque professionnel de santé, quel que soit son statut (salarié non hospitalier et hospitalier ou libéral), est soumis à une obligation de Développement Professionnel Continu : le DPC.

Nous entrons dans une étape de remise à plat du dispositif de DPC pour l’ensemble des professions et un premier point est proposé ici.

Coté intentions du ministère actuel, le DPC et son document de traçabilité, pour lequel un nouveau cycle de négociation s’ouvre, veut être une brique dans le parcours de formation des personnels médicaux et non médicaux, faisant le lien avec la formation initiale et la formation continue, « connectée » avec le passeport formation et le Compte Personnel d’Activité (Compte Personnel Formation dans le secteur public)

La CGT reste opposée a la conception actuelle du DPC  qui est centré sur des objectifs utilitaristes des établissements de santé, utilitarisme qui supplante l’obligation de l’employeur de faire accéder le professionnel a un droit à se former tout au long de sa carrière, y compris par une formation promotionnelle.

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Téléradiologie dans les hôpitaux, un progrès sans les hommes ?

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Info medecins n°18 072016

Quelle est la situation actuelle ?

L’imagerie médicale des hôpitaux publics est indispensable pour leur fonctionnement mais on ne peut que déplorer le dysfonctionnement de celle-ci.

Les centres hospitaliers de proximité ont des services d’imagerie médicale sous équipés en matériel d’imagerie et informatique avec un retard en investissement chronique. Il s’agit d’une situation préoccupante remettant en cause les principes de plein exercice des établissements et le maillage territorial qui fut mis en place dans les décennies précédentes.

L’enjeu pour les ARS est d’utiliser les progrès technologiques et l’expérience de la téléraradiologie pour regrouper les services d’imagerie médicale à moindre frais par des « équipes territoriales » afin de compenser l’inégale répartition des compétences et le déficit des effectifs en médecins radiologues.

Dans cette vaste opération sous-tendue par l’objectif de diminuer de manière drastique l’offre de soins hospitalière publique, on comprend la finalité des regroupements et des fusions d’établissements. La télé-imagerie pour les dirigeants est une opportunité pour justifier le non-renouvellement des équipements d’imagerie. Le discours officiel réclame « une Révolution nécessaire de l’Hôpital » espérant convaincre les professionnels et la population que ces progrès ne justifient plus les structures hospitalières d’un passé révolu.

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Droit de grève des internes : une mise au point de la DGOS

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La Direction Générale de l’Organisation des Soins a fait une mise au point sur l’exercice le droit de grève par les internes, par une circulaire du 22/01/2016.

 

Préavis : les règles sont identiques à celles définies pour le reste du personnel

Le préavis doit parvenir dans les cinq jours francs avant le déclenchement de la grève, à l’autorité hiérarchique ou la direction de l’établissement. En cas de mouvement strictement local, le préavis est déposé auprès du directeur. Mais lorsque la grève s’inscrit dans un mouvement national, et qu’un préavis d’ampleur nationale a en conséquent été déposé, les organisations syndicales sont dispensées du dépôt de préavis local.

La grève tournante Continuer la lecture de « Droit de grève des internes : une mise au point de la DGOS &rquo;

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Les internes avec la CGT: défendre nos droits, défendre le service public de la Santé

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InfoMedecin n°17_022016

Internes, médecins, nous avons choisi un métier consacré aux autres, d’être au service de leur santé et de leur bien-être. Devons-nous pour cela faire don de nous-mêmes, nous consacrer entièrement à nos missions dans le déni de nos propres aspirations et au détriment de notre santé ? Nous ne le pensons pas. Nous ne partageons pas l’idéal archaïque du médecin dévoué, ne comptant pas ses heures et se croyant surpuissant. Ce modèle pèse encore trop lourdement sur notre profession. Intériorisé, parfois, par arrogance… Mais imposé, surtout, pour nous faire accepter les pires conditions de travail, dès nos premiers pas d’interne, voire même avant. Ce n’est pas sans conséquences sur notre santé : burnout, dépression, addictions, suicide… les médecins sont plus affectés que la moyenne, les internes aussi. Et la qualité des soins s’en trouve dégradée.

La confrontation quotidienne à l’urgence, à la souffrance et à la mort, pour être supportable, devrait au contraire imposer une diminution du temps de travail, une plus grande disponibilité pour être à l’écoute des patients, une prise en charge plus collective, davantage de temps d’échanges et de partages sur nos pratiques avec l’ensemble de l’équipe soignante. Nous sommes donc convaincus que défendre nos intérêts – nos conditions de travail et notre santé – c’est en même temps défendre la qualité des soins et celle du service public de la Santé, c’est-à-dire la qualité de notre travail, qui donne sens à notre métier. Continuer la lecture de « Les internes avec la CGT: défendre nos droits, défendre le service public de la Santé &rquo;

Le harcèlement, méthode de management trop souvent utilisée à l’hôpital

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Le drame récent survenu à l’hôpital Georges Pompidou était prévisible. La CGT constate une dégradation des relations sociales à l’hôpital depuis des années et est de plus en plus souvent sollicitée pour aider des médecins hospitaliers en difficulté. Nous avions clairement indiqué à la Ministre de la santé, dès sa prise de fonction, que globalement la situation à l’hôpital s’apparentait largement à celle connue à France Télécom-Orange en ce qui concerne la souffrance au travail et le harcèlement par la hiérarchie. Pour nous, les causes étaient clairement identifiées : d’une part, le renforcement des pouvoirs de la structure médico-administrative avec le directeur et le directoire, incluant le président de CME et les chefs de pôle, d’autre part, la politique d’austérité imposée à l’hôpital-entreprise producteur de soins renforcé par la loi HPST.

Pour la CGT, il ne s’agit pas de chercher des boucs émissaires, mais bien de remettre en cause un système à l’origine de la concentration des pouvoirs dans les mains de quelques personnes, sans aucun contre-pouvoir véritable. Un système autoritaire, en contradiction avec les valeurs humanistes qui fondent la médecine, où seule la performance individuelle compte, dans un contexte de concurrence, de « flicage » et d’objectifs avec obligation de résultats basée sur des critères uniquement financiers.

Par ailleurs, les directions d’établissement jouent trop souvent la carte de l’opposition entre les personnes, dans un contexte d’enjeux de pouvoir qui créent des situations d’une violence extrême. Cet état de fait est exacerbé dans les CHU où le fonctionnement trop souvent clanique aboutit à l’exclusion et au rejet de toute personne qui n’adhère pas au système mandarinal, héritage suranné des ordonnances de 1958 (dites « Debré »), qui est aujourd’hui sclérosant et mortifère pour notre système de santé.

A l’hôpital, les médecins doivent être des salariés comme les autres, avec des devoirs mais aussi des droits qui puissent les protéger. Des réformes sont nécessaires et nous avons mis sur la table des propositions depuis de nombreuses années :

  • Les structures de représentation des médecins, comme la CME, ne doivent pas fonctionner sur la base d’un système censitaire qui octroie une surreprésentation de droit aux responsables de structures. La démocratie doit être respectée : une personne égale une voix.
  • Les médecins doivent être représentés au CHSCT comme tous les salariés de l’hôpital par des collègues élus sur des listes syndicales.
  • La médecine du travail doit être renforcée pour jouer pleinement son rôle en toute indépendance vis-à-vis des directions et des responsables médicaux de structures.
  • La protection fonctionnelle doit être inscrite dans le statut des médecins hospitaliers au même titre que ce qui existe pour l’ensemble des agents publics et le Centre National de Gestion (CNG) doit assurer une assistance à tous les praticiens qui en font la demande.

Plus globalement, nous considérons que des réformes profondes sont nécessaires et que les différentes propositions d’audit, de dispositifs d’alerte, de meilleure définition des responsabilités managériales… ne sont que de la poudre aux yeux qui, au mieux, traitera transitoirement certains symptômes, mais ne guérira pas la maladie. L’hôpital doit redevenir un lieu de soin qui place le patient au centre de ses préoccupations, ce qui implique que les professionnels de santé, notamment les médecins, puissent travailler dans le calme et la sérénité. Ce projet doit primer sur les objectifs de production et de plans de retour à l’équilibre sans fin, qui constituent l’alpha et l’oméga de managers administratifs et médicaux utilisant les pires procédés d’un management autoritaire et sans âme.

Nous n’avons pas besoin aujourd’hui de nouvelles enquêtes, audits ou groupes de réflexion pilotés par de soi- disant experts pour trouver des solutions. Il faut écouter les professionnel-le-s de terrain qui sont attaché-e-s aux valeurs du service public et de l’intérêt général. Ce qui n’a pas été fait dans le cadre de l’élaboration de la Loi Santé qui aggrave toutes les tares contenues dans la loi HPST. C’est la raison pour laquelle nous demandons son retrait et l’élaboration d’une véritable réforme de notre système de santé répondant réellement aux besoins de la population en assurant aux professionnels des conditions d’exercice adaptées.

Il y a urgence avant que d’autres drames ne surviennent. Nous invitons toute personne se sentant en danger à nous contacter pour une aide immédiate.

Ce n’est que par l’action collective que nous pourrons faire évoluer la situation. C’est pourquoi, la CGT, à la différence des organisations catégorielles, sera toujours au service de l’ensemble des salariés, médecins et personnels hospitaliers, sans distinction.

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